les z'ateliers de sophie

Art and Workshops for children and families

Dites-le avec du papier déchiré!

Paper torn post cards made by 6 years old – Cartes postales papiers déchirés

Nous avons fabriqué des cartes postales.

Un acte de résistance à l’heure de la communication numérique qui nous prive du plaisir des sens! Rappelez-vous: l’odeur du papier ou de l’enveloppe, la vue de l’encre du stylo-plume et des images des timbres, le toucher du coucher des papiers, le bruit et leur barbe quand on les déchire…. Ah, la douce barbe du papier déchiré!

Bref, sur l’idée romantique et tout à fait désuète de la correspondance, nous avons abordé avec les élèves la notion d’amité et en parallèle différents moyen de correspondre à distance. La lettre, la carte postale… Depuis l’enfance je fabrique mes propres cartes postales et customise mes enveloppes. Nous avons donc crée NOS cartes postales aussi en classe! Avec des plus grands j’aurai pu montrer les formidables lettres et enveloppes de Matisse et de son ami d’enfance André Rouveyre, le caricaturiste des années 1920-1930 avec qui il correspondit toute sa vie. Mais là, je travaillais avec des Grandes Sections de Maternelle!

Pour avoir des idées de projets et réalisations en maternelle, vous pouvez consulter l’album Flick suivant! (cliquez ici!)

Objectif du projet en Art Plastique: créer un paysage à partir de papiers déchirés. La composition devait être une recherche de rythme, celui d’un paysage de printemps, d’évocation de couleurs allant d’un parterre de jonquilles à un ciel bleu, en passant par des champs de différentes nuances de vert. Le thème pour des plus grands aurait été “c’est quoi un paysage ?“!

L’intention pédagogique : faire découvrir la différence (les spécificités) et finalement la similitude entre representation figurative et abstraite. En effet, une abstraction réussie déclenche une representation mentale, émotionnelle qui passe par une émotion des lignes, des couleurs, des rythmes dans une composition. Ensuite il s’agissait de démontrer que l’on peut donner à voir un paysage avec d’autres outils que des crayons, des pinceaux ou un appareil photo.
Lors de notre séquence Langage nous avons parlé du travail de chacun et face aux compositions  les plus abstraites, tenté d’exprimer ce que ces paysages nous inspiraient, évoquaient (parfois plutot la mer que le paysage que j’avais indiqué initiatlement, ou  tout autre chose qui montrait bien la richesse d’une composition pourtant non figurative). Autre intention: stimuler l’imaginaire des enfants car l’éducation cherche surtout à les remplir de notions, bridant l’imagination!

Comment?

  • Trois couleurs de papiers épais (et nuances) imposées: jaune, bleus et verts.
  • Vernis colle (finition carte postale)
  • Verso pret pour ecrire une adresse et un message. Ne pas oublier la phase du timbre apres. C’est fou ce que l’on peut raconter autour d’un timbre (de collection, c’est mieux!).
  • J’ai choisi de ne montrer aucune reférence visuelle avant la séance. Je souhaitais susciter une production libre à partir de papiers que l’on déchire (l’acte étant très important, outre la motricité fine, la préparation de leur matériel en somme, procurant la satisfaction d’avoir fabriqué la matière première de leur projet comme un artisan ou un artiste) et surtout pas de papiers découpés aux cisceaux ainsi que l’a fait Matisse qui disait qu’il “découpait comme on trace dans la couleur”. Autre raison: on peut plus facilement aller vers l’abstrait par le biais du papier déchiré, par son cote aléatoire, du lacher prise par rapport à l’outil traditionnel (le pinceau, le crayon…) et effectuer un travail de composition abstrait et un exercice d’interpretation des oeuvres par chacun ensuite.
Reférences:
Un très joli livre de la graphiste SARA, appelé Elephants, donne un exemple de travail figuratif à partir de papier déchirés. Les Japonais sont réputés egalement pour leur composition à partir de papiers (un travail souvent figuratif) et bien sur les collages de Matisse restent une reference.
“Eléphants” (Ed. Thierry Magnier) petit format,  couverture souple, mini prix. “Ce petit livre est un très joli objet, très soigné”, en dit-elle. Pas un mot de texte dans cet élégant album qui fait trembler mais finit bien. Fidèle à sa technique des papiers déchirés, Sara raconte l’histoire toute simple d’un éléphanteau sauvé des loups par les aînés du troupeau.
“Un bon fermier” (texte de Su Dongpo, poète chinois du XIe siècle, Cultures, 40 pages) est un texte vieux de mille ans sur lequel Sara a posé ses papiers découpés, après avoir découvert ce qu’est le tallage. Les feuilles que broutent les bêtes permettent aux racines de se développer pour faire naître de nouvelles tiges.

Samples of the children’s works.

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